« Disciples heureux, une Eglise rayonnante »

Tout élan de témoignage de qualité ne peut naître que d’un travail collectif, d’un état d’esprit, d’une volonté d’établir et de maintenir entre les membres des rapports sain et fraternel.

L’adjectif « heureux » qui qualifie et valorise l’être disciple fait écho aux béatitudes (l’humilité, la douceur, la miséricorde, l’amour de la justice… Matthieu 5.3-12 ) , aux promesses du prophète Daniel (heureux celui qui attend et qui marche Daniel 12.12) et de Jean dans son Apocalypse (heureux celui qui veille, ceux qui gardent la Parole, qui lavent leur robes, celui qui lit la prophétie… Apocalypse 1.3), aux encouragements des Psaumes (heureux celui qui se confie en toi, celui qui cherche en Dieu un refuge… Psaumes 43.9 ; 40 ).

Le disciple est heureux quand son cœur se nourrit de la bienheureuse espérance décrite par Paul à Tite (2.13) qui nous recentre, malgré les obstacles, sur la plus belle promesse de la parole de Dieu : celle de son prochain retour.

Tout projet d’église doit avoir comme objectif élevé la qualité des liens qui nous rassemblent.

Dans le Psaume 34.5, le terme « rayonnant » décrit le croyant qui consacre son existence à fixer le regard sur son Seigneur. Le rayonnement est un phénomène naturel, et le témoignage devrait l’être également. Nos contemporains ont tendance à rejeter tout ce qui est artificiel, ils sont en recherche d’authenticité, de cohérence. Le témoignage d’une communauté ne peut se résumer à quelques événements ou à l’invitation de « spécialistes » de l’évangélisation. Ces projets n’ont de sens que s’ils prennent le relais d’une attitude persévérante de témoignage dans le quotidien : ce que je suis (ou ce que Christ fait dans mon cœur et ma vie), là où je suis (là où Il me place).

Daniel Monachini, Président